Exposition
AMERINDIENS DE GUYANE
entre les fleuves Approuague et Oyapock DES CULTURES MILLENAIRES
au Musée d’Archéologie Nationale/MAN de Saint-Germain-en-Laye
A partir de mai 2011, l’exposition sera présentée à l’Ecomusée Municipal d’Approuague-Kaw de Régina (EMAK), enfin en 2011 au Musée Goeldi de Bélem.
Une exposition inédite d’objets archéologiques et ethnologiques, consacrée aux civilisations amérindiennes guyano-amazoniennes, anciennes et actuelles.
Son but : offrir au grand public français un aperçu de la richesse esthétique et anthropologique des collections archéologiques guyanaises et attester le dynamisme créatif animant les peuples amérindiens de l’intérieur de la Guyane.
Exposition « ethno-archéologique » des Amérindiens de Guyane :
une grande première en France
Issues de collections privées et publiques, les pièces présentées au public pour la première fois, sont toutes d’un intérêt archéologique et ethnologique exceptionnel.
Environ la moitié d’entre elles provient d’une collection privée (en voie d’acquisition par un musée public), construite avec passion et ténacité par Philippe Gilabert, habitant du fleuve Approuague, une des voies de passage vers l'Amazone, avec les fleuves Oyapock et Maroni.
Les autres pièces archéologiques appartiennent à des collections publiques (Service régional de l'archéologie de la DRAC Guyane, Musée départemental Franconie de Cayenne).
Ce projet a été conçu dans le cadre d’un partenariat entre la DRAC Guyane et son service régional de l’archéologie, le Musée d’Archéologie Nationale de St-Germain-en-Laye et l’Ecomusée municipal d’Approuague-Kaw.
Au total, 175 objets archéologiques et ethnographiques seront exposés dans la salle d’exposition temporaire du Musée d’Archéologie nationale/MAN, au Château de Saint-Germain-en-Laye.
Le catalogue de l’exposition, qui réunit des contributions d’archéologues et d’ethnologues, et reprend l’intégralité des pièces présentées, sera bientôt disponible en Guyane à l’Ecomusée municipal d'Approuague-Kaw (il est d’ores et déjà disponible en métropole).
25 siècles de cultures amazoniennes vous contemplent
Les objets archéologiques précolombiens exposés sont principalement en terre cuite, mais aussi – ce qui est plus rare en milieu tropical humide – en bois (épées, sagaies, manches de haches) et en résines naturelles (pour les emmanchements des haches).
Des objets contemporains amérindiens, fabriqués avec des matériaux périssables (vanneries en « arouman » - l'osier local - bols en calebasse, hottes en végétaux divers, hamacs et porte-bébé en coton…), encore utilisés de nos jours par les Wayãpi, les Teko et les Wayana, habitants de la forêt guyanaise, sont également présentés. Ils viennent compléter les témoignages sur ces sociétés anciennes, offerts par les objets archéologiques, plus ou moins bien préservés des outrages du temps.
Un parcours conçu et adapté à tous les publics
Parce que le public français est non coutumier de l’archéologie amazonienne, cette exposition adopte une démarche didactique et dresse, en préambule, un aperçu du contexte général : cadre géologique, géographique et environnemental, méthodes de l’archéologie en milieu amazonien…
Puis, le visiteur progresse dans l’exposition et découvre successivement le cadre chronologique et le contexte culturel des peuples anciens et actuels de la Guyane française (et de l’Amapa).
Un cheminement entre « le matériel et l’idéel »
L’exposition, oscillera entre deux pôles , « le matériel et l’idéel », pour reprendre la célèbre formule de l’anthropologue Maurice Godelier.
La vie quotidienne (enfance, habitat, cuisine, coucher…), le travail de la pierre polie et de la pierre taillée, les activités de chasse et de pêche, les transports, précéderont les aspects liés au pouvoir et au prestige (ornements personnels), à la guerre, aux rites d’initiation, à la musique… Les rituels funéraires seront évoqués à la fin de ce voyage.
Et dans ce monde amazonien, qui abolit le temps, l’espace, les différences entre minéraux, plantes, animaux, humains, les conclusions pourront être multiples : représentations phytomorphes, zoomorphes et anthropomorphes cohabiteront, permettant des allers-retours entre le présent, le passé et l’avenir.
Après « l’idéel »… une vision irréelle de l’Amazonie
La fin du parcours muséographique sera marquée par la présentation d’une série d’œuvres de Jean-Louis SOULARUE, photographe-plasticien.
Avec un regard contemporain, celui-ci propose une lecture très personnelle, irréaliste et lyrique, de la forêt primaire. Il conduit le visiteur vers l’abstraction suggestive qui évoque l’esprit même de la forêt. Les images digitales fluides et suspendues de sa série « AMAZONIA DREAM » donnent une vision onirique du cadre de vie des civilisations amérindiennes guyano-amazoniennes.
Site : http://www.ivisual.com/amazoniadream
Le catalogue de l’exposition sera traduit en portugais pour le transfert de l’exposition à Bélem
RENSEIGNEMENTS PRATIQUES
Adresse
Musée d‘Archéologie nationale et
Domaine national de Saint-Germain-en-Laye
78 105 Saint Germain-en-Laye cedex
Tél : 01 39 10 13 00
Horaires
Le Musée est ouvert tous les jours de la semaine, sauf le mardi, de 10h à 17h15.
Horaires spécifiques pour les samedi et dimanche et les jours fériés du 1er mai au 30 septembre, le musée est ouvert de 10h à 18h15.
L’exposition sera en accès libre (à la différence des salles d’exposition permanente, où un droit d’entrée est à acquitter)
Tarifs 2010 des activités culturelles accompagnant l’exposition
- Visite conférence d‘1h : 4.50 € ou 3.50 € (tarif réduit)
- Visite conférence d‘1h30 : 6.50 € ou 5 € (tarif réduit)
- Ateliers : 10 €
Aux tarifs des activités s‘ajoutent le droit d‘entrée du musée. Tarifs susceptibles d‘être modifiés.
Accès
RER ligne A : Station Saint-Germain-en-Laye située devant le château (20mn depuis
Charles-de-Gaulle-Etoile).
Autobus 258 depuis La Défense.
Autoroute de l‘Ouest A13, RN 190, RN 13, N 186.
Renseignements et réservation pour les activités culturelles et réservation groupes
Tel : 01 34 51 65 36 (du lundi au vendredi)
http://www.musee-archeologienationale.fr
John Lie-A-Fo
Artiste-peintre
Vidéo du 28/05/2010 (5mn)

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Patochard
Un certain journalisme...